Thérapie comportementale et cognitive (TCC)

Historique et présentation des thérapies cognitives et comportementales (TCC)

 

Il est difficile de dater exactement le début des thérapies comportementales. Elles sont définies et mises en place dans les années 70, ciblant des comportements. Le cognitivisme suit, deuxième vague, s’attaquant cette fois-ci aux pensées. La troisième vague, elle, inclue l’émotionnel. Lorsque l’on parle de « troisième vague » en TCC, on s’ʼintéresse à un ensemble assez hétérogène. Elles ont montré leur efficacité en particulier chez les patients qui sont considérés comme « résistants » ou « difficiles à traiter ».
Cette nouvelle vague de thérapies a le mérite dʼavoir enrichi et élargi les ingrédients techniques et conceptuels des psychothérapies. De plus, elle bénéficie des méthodologies dʼévaluation appropriées et de résultats d’études randomisées et contrôlées qui apportent un support empirique.

  • L’approche comportementale

La plus connue, elle est également la plus caricaturée du fait de ses premiers pas un peu simplistes. Aujourd’hui, la thérapie comportementale a su montrer de nombreuses réussites pour des pathologies définies. Dans le cadre de l’épisode dépressif majeur, on utilise par exemple « la réactivation comportementale ». Cela permet au patient de se remettre à faire des choses de façon progressive, pour petit à petit améliorer deux des sphères de la dépression : la perte des envies, et la perte du plaisir.

Dans le cas de la phobie, c’est l’exposition progressive et l’habituation à ce qui fait peur qui permet l’extinction d’une peur considérée comme disproportionnée et gênante au quotidien par le patient. L’approche comportementale est également majeure dans les troubles obsessionnels compulsifs. 

  • L’approche cognitive

Complémentaire de l’approche comportementale, il s’agit de remettre en cause des schémas ou des processus mentaux dysfonctionnels, c’est à dire qui ne permettent pas à la personne d’atteindre ce qu’elle souhaite vraiment.

Par exemple, dans la dépression, Aaron Beck, a décrit que :

-les perceptions et les interprétations du sujet ne sont pas la réalité

-les interprétations de la réalité objective dépendent de processus cognitifs qui sont faillibles

-les croyances du patient représentent un ensemble d’hypothèses qui sont modifiables

-pour obtenir un changement dans ces systèmes d’hypothèses et, par là, dans le comportement, l’individu doit se soumettre à des expériences d’apprentissages

Prenons un exemple, on commence par recueillir des informations sur ce que l’on pense à un instant « t »

Puis on commence à rediscuter certaines de ces croyances

Et petit à petit, l’amélioration se consolide. Ce que l’on a appris, et qui nous était utile à un instant « t », ne l’est plus à un instant « t+1 ». On assouplie, et en association avec les autres types de prise en charge : réactivation comportementale, traitement pharmacologique si indication, on amène le patient à réaméliorer sa qualité de vie

 

  • Pour plus d’informations 

Guides patients en ligne, pour accompagner un début de TCC

https://tccmontreal.com/section-grand-public

Trouver un praticien TCC proche de chez vous (France)

http://www.aftcc.org/carte_membres 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

I accept that my given data and my IP address is sent to a server in the USA only for the purpose of spam prevention through the Akismet program.More information on Akismet and GDPR.